En 1754, deux ans avant la guerre de Sept Ans qui opposera, entre autres, la France à l'Angleterre, les tensions s'accentuent entre les colonies britanniques et françaises établies en Amérique.

Ange Duquesne, marquis de Menneville, est alors gouverneur de la Nouvelle France qui s'étend sur près des deux tiers du continent.

Les forces françaises sont constituées de 6 800 soldats réguliers et 15 000 miliciens canadiens pour protéger 55 000 habitants et un territoire immense.

Les colonies britanniques comptent près de 1 million d'habitants, 20 000 soldats britanniques, 12 000 soldats réguliers des forces coloniales et 21 000 provinciaux.

À la recherche de nouveaux territoires à coloniser, la population croissante des 14 colonies anglaises d'Amérique du Nord franchit les Appalaches vers la vallée de l'Ohio, en territoire français. Alarmés par cette intrusion, les Français et leurs alliés autochtones expulsent les colons en 1754. Une guerre non déclarée éclate alors entre les colonies françaises et britanniques.

En 1755, Pierre de Rigaud de Cavagnal, marquis de Vaudreuil devient gouverneur de la Nouvelle France. Au même moment commence la déportation des Acadiens : 7 000 d'entre seront disséminé sur la côte américaine.

En 1756, les combats débutent en Europe et les deux nations se déclarent officiellement la guerre. Le marquis de Montcalm arrive en Nouvelle-France avec trois mille hommes.

En dépit de plusieurs victoires impressionnantes des Canadiens, des Français et des Autochtones dans la vallée de l'Ohio, le long du lac Ontario et près du lac Champlain, le cours de la guerre penche inéluctablement en faveur des colonies britanniques.

La force navale britannique isole la Nouvelle-France tandis que les troupes anglaises attaquent de toutes parts.